Mauritanie –Société Civile: La réalité du projet de loi approuvé le 16 septembre 2019 par le Gouvernement, sur l’élargissement des libertés des associations est qu’il concilie entre la liberté de mouvement et le durcissement des restrictions.

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Le gouvernement mauritanien qui a élaboré et approuvé de façon unilatérale ce projet de loi a déclaré publiquement sa  conformité avec l’esprit de la Constitution.

La nouvelle mouture, certes permet aux porteurs de projets de création d’associations qu’ils  n’auront plus besoin d’un récépissé officiel  pour exercer leurs activités.

Cette étape est un pré requis important à l’accès au régime déclaratif est une évolution positive que nous félicitons, parce qu’elle  répond à une forte attente et une veille doléance de la société civile.

D’Autant plus, qu’elle respecte mieux désormais, l’esprit de l’article 10 de la Constitution de 1991 censé garantir aux citoyens la liberté d’expression, d’association et de mouvement.

Mais, la contradiction de ce projet de loi réside dans le fait que, l’impact de  cette avancée a été  fortement limité voir totalement contourné par les nombreuses restrictions.

Lesquelles  constituent des barrières pratiquement infranchissables et ne cadrent pas avec la réalité d’une société civile  basée sur le volontariat au service d’une population, dont le taux de pauvreté, de chômage et de l’ignorance  figure parmi les plus élevés D’Afrique

En outre,  pratiquement tous les articles de cette loi ou presque  comportent des menaces ou des arguments  qui motivent la dissolution des Associations

Ce qui rend davantage plus claire la contradiction évoquée un peu plus haut, avec l’esprit de l’article 10 de la constitution, et marque un recul notoire sur les acquis de la  liberté d’association.

Ce qui implique, que ce projet de loi servira plus à contrôler la société civile et restreindre les libertés acquises, d’où la nécessité de le reprendre,  en vue d’une reformulation plus équilibrée

Rehausser le niveau de la  liberté devrait être l’objectif de cette loi, en plus de celui de la réorganisation, le contraire ne fera que  consolider le despotisme et  la centralisation, dont nous avons déjà les indicateurs les plus élevés de la sous région.

Connaissant très bien notre système politique, nous n’irons pas jusqu’à lui  demander de nouvelles  consultations  inclusives,  sur ce projet de  loi, qui nous concerne prioritairement, mais  souhaitons la révision au moins de cette copie.

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