Isselmou Ould Hanefi : Poursuite de l’engagement de la société civile dans la reconstruction de la Mauritanie pendant et après le Covid19, en se mettant à la disposition de L’Etat au besoin, pour prendre le lead du conseil national du dialogue social (CNDS).

Le conseil des ministres a approuvé dernièrement la création d’un conseil national du dialogue social (CNDS),  chargé de promouvoir la prévention des conflits, de favoriser la mise en place d’un climat social favorable à l’investissement générateur d’emploi décent et productif et au développement de la performance des entreprises en matière de gestion stratégique des relations professionnelles.

Nous savons que ce genre de structure n’est pas nouveau en soi, mais dans le contexte actuel, il pourrait  être utile, au cas où les décideurs apprennent des erreurs passées de leurs prédécesseurs, en particulier sur le plan de la Gouvernance.

En Mauritanie il existe déjà un conseil économique, social et pour l’environnement, une institution consultative qui a des missions et des prérogatives limitées. (Une sorte de poubelle intelligente)

Nous nous souvenons aussi,  du Conseil National du Dialogue Social, mis en place en 2014 et dont les membres n’ont été désignés qu’en février 2019.

Si l’on y ajoute à cela, les dialogues nationaux de 2011, 2016,2017, en plus des voix qui s’élèvent pour l’instauration d’un nouveau dialogue pour 2021, nous constatons que la redondance est frappante entre le dialogue et les didascalies.

Les causes qui déjouent toutes ces tentatives sont le plus souvent les mêmes ; une mauvaise volonté politique, une gouvernance assurée par des responsables politique ou techniques recyclés ou tout simplement des décisions mues par le même bon sens  mercantile.

Pour que l’on puisse surmonter cette pandémie qui constitue la première priorité en vue de préparer le terrain à la réalisation des objectifs de ce CNDS, nous avons besoin d’hommes externes et indépendants,  tranchants, techniques et droits, qui ont un potentiel incroyable pour accélérer le changement socio‑économique à grande échelle.

Car, plus on avance, moins nous avons le droit à l’erreur. Les problèmes de la population sont devenus nombreux, insupportables et sa patience a atteint ses limites.

Nous ne pouvons pas continuer indéfiniment à compter sur la puissance publique pour exploiter le peuple. Cette mentalité de gouvernance  ne correspond plus à notre époque.

Même si, elle marche encore pour certains pays, qui ont le privilège de battre année après année, le record d’une médiocrité générale qui frise l’indécence.

Dans ce sens,  L’Etat et la société civile consciente doivent désormais apprendre à travailler ensemble  et à l’unissons pour traverser les conjonctures difficiles  et faire renaitre l’espoir  au sein d’une population  humiliée et meurtrie.

La société civile, en dépit de ses moyens limités, a fait de son mieux  au cours de l’année 2020 qui été  l’année la plus remarquable  et la plus choquante du  21ème siècle.

Elle reste mobilisée, engagée  et constante   pour maintenir la  lutte contre les défis conjoncturels  qui se dressent  devant le progrès de notre Pays.

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