Isselmou Ould Hanefi: 2021 Tous les espoirs sont permis.

                     

Chers compatriotes, mauritaniennes, Mauritaniens,

Nous venons de tourner la page de 2020, et c’est peu dire que nous avons vécu,  une année différente à bien des égards. Honnêtement,  je ne sais pas trop comment, nous avons pu la finir…

La société civile nationale, mais aussi Africaine a été la première victime de l’années 2020,  mise a profit,  par la plus part des  dictatures du continent, pour l’affaiblir, ruiner davantage la population et s’enrichir en période de pandémie.  Eh oui ! À quelque chose malheur est bon.

Les Habitants de la petite localité de Tivirit,  hélas ne font pas encore, la différence entre 2020 et 2021, à ce jour,   les policiers  répriment les manifestations pacifiques de la population qui défend, le non respect d’une décision de justice.   Et qui s’oppose à l’application de cette décision ? Les forces de l’ordre. Il est vraiment bizarre notre Pays…

Le Village de la Biodiversité, est aussi une ONG, qui s’efforce depuis une décennie à promouvoir la culture, préserver l’environnement et servir l’unité nationale a été chassée,  des locaux mis à sa disposition dans la légalité et  les formes requises, sans lui trouver de  solution juste et équitable. Ce ne sont là que quelques exemples de l’inaction de notre gouvernement bien aimé.

Ce genre de traitement a fait que l’année 2020 a été celle de la pauvreté, la maladie, les décès, l’injustice et les discriminations en tout genre.

Dans un contexte comme celui-ci, la commission nationale des droits de l’homme de la Mauritanie nous annonce la bonne nouvelle ; Le Pays  a été soustrait de la catégorie B et reclassé dans la catégorie « A » par le commissariat des nations unies pour les droits de l’homme à Généve.

 Etonnant vraiment ! Qu’est ce qui a changé ou combien a été payé pour qu’une décision de ce niveau soit prise en faveur d’un système qui se durcit  chaque jour un peu plus ?

Sur le plan sanitaire, le coronavirus a été particulièrement meurtrier,   et de ce point de vue, l’année 2020 restera gravée dans les mémoires et dans l’Histoire.

La gestion chaotique de la crise par le gouvernement  a davantage affaibli,  le très peu de  confiance, dont il jouissait avant la pandémie, auprès des couches les plus vulnérables de la population, si bien que,  les catégories les plus riches en ont également fait les frais.

Le  bilan a été globalement  terrible tant sur le plan  économique jugé  catastrophique pour tous les secteurs,  qu’au plan de la croissance qui a chuté de manière spectaculaire.

Il est patent que la psychologie sociale a été sérieusement touchée, bien au delà de l’impact économique très fort laissé par la Pandémie.

Mais paradoxalement, en prenant le côté positif des événements qui l’ont marqué, nous nous apercevons avec le recul, qu’elle n’a pas apporté que de mauvaises choses.

Mais sur le  plan de la détente, une nouvelle conscience collective  a émergé,  sur  l’importance de la solidarité sociale en période de crise

Un consensus national spontané s’est dégagé autour d’idées très innovantes au sujet de la souveraineté alimentaire pour la première fois dans notre Pays.

Nous avons surtout constaté,  que la plus part de nos ministres, qui ont  été  dotés pour la première fois,  dans notre système de gouvernance  des pleins pouvoirs, dans le cadre de leur prérogative et leur domaine de compétence, n’ont pas été à la hauteur de la confiance espérée par la population.

L’expérience de notre lutte contre cette pandémie, nous a appris des évidences  comme celles ; de l’importance de la santé pour le bien être, notre vulnérabilité humaine, quelque soit le rang de l’un de nous, le respect de la dignité de l’autre et bien sur,  le danger que constitue, l’indifférence par rapport à la solitude.

Pour 2021, l’espoir, c’est la vie, comme disait l’autre, mais pour que nous puissions progresser, nous devons apprendre de nos erreurs.

Certes, cette notion de vie ou ce principe on va dire de fonctionnement,  n’est pas celui,  que nos gouvernants ont choisi,  pour diriger la destinée de notre peuple

L’idée de base de leur méthode de gouvernance est la conservation du pourvoir, quelqu’un soit le prix, peu importe le temps que cela prendra et les dégâts collatéraux que cela engendrera.

Nous espérons, que l’année 2021 soit celle, du réveil politique, du grand sursaut national et du changement que la Mauritanie peine à accouché, en dépit  du prix payé tous les jours par la  population.

Tout comme nous souhaitons, un désengagement de la France en particulier, dont l’ appui et la protection profitent à la plus part des régimes africains, célèbrent hélas, par leur amour pour le pouvoir, leur longévité dans la dictature et l’exploitation des peuples.

Cette année 2020 a démontré,  un fait très important ;  le pouvoir économique individuel ou organisationnel,  n’avait pas une  résilience illimitée.

Heureusement que l’humanité  tout entière a trouvé  la réponse médicale et scientifique  pour le problème posé par l’irruption de ce virus à la surprise générale.

Celle,  de produire des vaccins dans des  délais records,  à mesure d’apporter la protection nécessaire à tous et à long terme.

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