G5/Sahel/Réseau africain pour le secteur de sécurité (RASS/ASSN) : Lancement des activités de recherche opérationnelle sur les causes profondes sous-tendant les conflits communautaires dans l’espace du G5/Sahel », cas de la Mauritanie, ce lundi 11 novembre 2019, à l’hôtel Tfeila, sous la supervision de Mr « Isselmou ould hanefi.

Le dossier de candidature soumis au G5/Sahel au nom de l’ASSN (African Security Sector Network – Réseau africain pour le secteur de sécurité/RASS) pour la réalisation d’une étude sur les causes profondes des conflits communautaires dans l’espace G5/Sahel » a été couronné de succès.

La signature du contrat officialisant ce partenariat et donnant le coup d’envoi du lancement de la mise en œuvre de cette étude, a eu lieu le 6 septembre 2019 à Nouakchott, entre la direction du G5  Sahel et Dr Niagalé Bagayoko,  présidente de African Security Sector Network – Réseau africain pour le secteur de sécurité/RASS,.

L’équipe Pays pour la Mauritanie est composée du Dr  Ainina Abdel  El Jellil Expert international et Isselmou Ould Hanefi Consultant, chercheur indépendant, chargé de la recherche opérationnelle au niveau national.

Dans ce cadre Dr. YEO Gningniminni  Daouda, Analyste Statisticien Économiste sur ce projet, ont organisé, des voyages dans les capitales du G5 Sahel,  selon le calendrier ci-après :

  1. Ndjamena : 5 et 6 nov
  2. Niamey : 8 nov
  3. Nouakchott : 10 et 11 nov
  4. Bamako : 12 et 13 nov
  5. Ouaga : 14 et 15 nov

Au cours de ses déplacements des formations on été dispensées pour les  équipes d’enquêteurs autour du questionnaire d’enquête et  l’utilisation du logiciel pour la collecte des données.

Le lancement des activités en Mauritanie a débuté, comme prévu, ce lundi 11 novembre 2019 à l’Hôtel Tfeila, les points abordés au cours de la formation ont été :

1 Ciblage des Zones pour l’enquête

2 Formation sur le questionnaire

3 Formation sur le logiciel pour la collecte des données ( Aplication Android ) .

Au niveau de la Mauritanie cette enquête se déroulera dans 10 localités :

Le Réseau africain pour le secteur de la sécurité (African Security Sector Network – RASS/ASSN, Consultant international et professionnel dans le domaine de la sécurité, depuis 2003 a  pour vocation de promouvoir la paix sur le continent africain ainsi que la gouvernance démocratique des systèmes de sécurité.

L’équipe qu’il a mobilisée pour atteindre cet objectif est composée de politologues, d’anthropologue, comprend neuf experts qui ont pour mission de réaliser cette étude dans les Pays du G5 ;  Mali, au Burkina Faso, Niger, Tchad  et Mauritanie

Cette équipe sera dirigée par  Niagalé Bagayoko qui est docteur en Science politique, diplômée de l’Institut d’Études Politiques (IEP) de Paris. Sa thèse a obtenu le premier prix de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) en 2003. Spécialiste de la réforme des systèmes de sécurité (RSS) en Afrique francophone, des politiques de sécurité internationales menées en Afrique subsaharienne, ainsi que des mécanismes africains de gestion des conflits (institutionnels aussi bien que traditionnels), elle a dirigé le programme « maintien et consolidation de la paix » de l’Organisation internationale de la Francophonie après avoir a été chercheure à l’Institute of Development Studies (IDS) de Université du Sussex (Royaume-Uni) et à l’Institut de recherche pour le développement (IRD, France) ainsi qu’enseignante en relations internationales à l’IEP de Paris

Cette étude a été justifiée par les dirigeants du G5 Sahel, par la multiplication des violences au sein de leurs Pays – qui ont éclaté du Nord au Centre du Mali, des alentours du Bassin du Lac Tchad à la zone des trois frontières dans la région du Liptako Gourma, de la région du Soum au Burkina Faso au Nord-Est du Tchad – ont incité les Ministres du G5/Sahel à exprimer, à l’occasion de leur rencontre du février 2019, leurs préoccupations face à la « la recrudescence des conflits intercommunautaires et à la déscolarisation forcée des enfants suite à la détérioration de la situation sécuritaire dans certains pays » de l’Organisation.

En effet, si des tensions de nature communautaire ont caractérisée l’espace sahélien de manière séculaire, on assiste depuis le début des années 2010 à une aggravation de celles-ci, qui ont eu tendance à dégénérer dans certains cas en sanglants massacres. Les dramatiques affrontements intervenus au Mali dès le début des années 2000 ont été la préfiguration des crimes de masses survenus dans un contexte communautaire depuis le début de l’année 2019 parmi lesquels :

–              Au Mali : massacres de Koulougon Habé le 1 er janvier, d’Ogossagou du 23 mars, de Sobane le 9 juin 2019 ;

–              Au Burkina Faso  : tueries massives de Yirgou les 1er et 2 janvier, commune d’Arbinda le 2 avril

–              Dans la région du Lac Tchad : crimes récurrents dans la région de Diffa bordant le Niger et le Tchad.

Cette étude, a pour ambition de permettre aux autorités du G5/Sahel de définir des politiques adaptées en matière de sécurité et de développement, fondées sur une compréhension fine et circonstanciée des causes profondes de ces conflits d’ordre communautaire touchant la zone sahélienne ainsi que de leurs répercussions sur la sécurité des populations, dont l’Organisation vise à accroître la résilience.

Elle offrira  aux décideurs du G5/Sahel :

1             des clés de compréhension des acteurs non-étatiques, des réseaux non-officiels et des normes non-codifiées, à l’origine des conflits communautaires qui influent sur la mise en œuvre des politiques sur le terrain, y compris en matière d’éducation, de développement et de sécurité ;

2             une analyse des nouvelles dynamiques sécuritaires prégnantes dans l’espace sahélien depuis la fin des années 1990 ayant un impact sur les relations intercommunautaires et intracommunautaires ;

3             de nouveaux paramètres permettant d’enrichir les dispositifs de prévention (veille et alerte précoce), de médiation, de gestion et de règlement des conflits, notamment en identifiant des mécanismes davantage ancrés dans les spécificités culturelles et sociétales propres à l’environnement sahélien ;

4             des moyens d’identifier les freins minant les politiques d’éducation, de sécurité et de développement menées dans l’espace du G5/Sahel ainsi qu’à cerner les opportunités permettant d’accroitre leur impact sur le terrain.

 

 

 

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